Allégations cosmétiques : comment les comprendre et éviter les pièges ?

Allégations cosmétiques : comment les comprendre et éviter les pièges ?

Les allégations présentes sur les produits cosmétiques, qu’il s’agisse de mentions sur l’emballage, de publicités ou de contenus en ligne, influencent fortement le choix des consommateurs. Pourtant, certaines peuvent être ambiguës ou trompeuses. Il est essentiel de comprendre ce que la réglementation autorise… et ce qu’elle interdit.

 

 

Qu’est-ce qu’une allégation cosmétique ?

Une allégation est toute mention valorisante ou informative figurant sur un produit ou dans sa communication. Elle doit respecter des critères stricts définis par la réglementation européenne. Toute allégation qui exagère, induit en erreur ou repose sur des informations invérifiables peut être sanctionnée.

La DGCCRF, contrôlent régulièrement les produits pour garantir la conformité des étiquetages.

 

 

Les allégations qui peuvent induire en erreur

Certaines mentions, bien que fréquentes, reposent sur des notions floues ou impossibles à vérifier. C’est le cas par exemple des allégations portant sur des substances non définies officiellement, des familles d’ingrédients partiellement autorisées ou encore des promesses trop générales. Ces formulations peuvent créer une impression de sécurité ou de performance qui n’est pas justifiée.

 

 

L’allégation « actif alibi » : un ingrédient présent… mais inutile

Un autre type d’allégation trompeuse est celui de l’« actif alibi ». Il s’agit d’un ingrédient ajouté en quantité tellement faible qu’il n’a aucun effet réel sur la peau ou les cheveux, mais qui permet à la marque de le revendiquer pour des raisons purement marketing.

Un actif reconnu (aloe vera, acide hyaluronique..) peut ainsi être intégré à une dose symbolique, uniquement pour pouvoir afficher une mention valorisante sur l’emballage. Le consommateur pense alors bénéficier des propriétés de cet ingrédient, alors que sa concentration est insuffisante pour produire un effet.

Ce type d’allégation détourne l’attention de la composition réelle du produit et peut induire en erreur, notamment lorsque l’actif mis en avant est relégué en toute fin de liste INCI.

 

 

Les mentions strictement interdites :

 

  • « Non testé sur les animaux » : les tests sont interdits en Europe depuis 2013, donc cette mention est trompeuse.
  • Les allégations valorisant le simple respect de la loi.
  • Les mentions « sans » portant sur des substances déjà interdites (sans hydroquinone).
  • Les allégations impossibles à vérifier (sans perturbateurs endocriniens).
  • Les mentions visant une famille de substances partiellement autorisées (sans paraben )

 

 

Les allégations « sans » tolérées

Certaines allégations sont acceptées lorsqu’elles apportent une information réellement utile au consommateur, notamment en cas d’allergies, de convictions personnelles ou de choix de mode de vie. Parmi elles :

 

  • Sans alcool
  • Sans parfum
  • Sans ingrédients d’origine animale / vegan
  • Sans savon, sans conservateur (si aucune substance antimicrobienne n’est présente)

 

 

Chez Néo cosmétique, nous nous occupons de la création de votre produit de A à Z, de la formulation jusqu’au conditionnement de votre produit, en passant par la validation de l’étiquetage et des allégations.

 

Pour en savoir plus : https://www.neo-cosmetique.fr/pages/expertise

 

Sources : https://www.arpp.org/nous-consulter/regles/regles-de-deontologie/recommandation-produits-cosmetiques-v8/

https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/les-fiches-pratiques/letiquetage-de-vos-produits-cosmetiques https://www.cosmed.fr/allegations-sans-decrypter-le-vrai-du-faux/

https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/les-fiches-pratiques/allegations-sans-dans-les-produits-cosmetiques-precisions-des-autorites

RÈGLEMENT (CE) N o 1223/2009 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 30 novembre 2009 relatif aux produits cosmétiques